Une épidémie de choléra a été officiellement déclarée depuis le 27 mars à la prison centrale de Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, au sud-ouest de la République démocratique du Congo. Selon un communiqué du Ministère de la Justice de la RDC publié dimanche, la maladie a déjà causé la mort de onze détenus.
D’après les autorités, soixante-quatorze cas de contamination ont été recensés au sein de cet établissement pénitentiaire qui compte environ 800 détenus, révélant une propagation jugée préoccupante. Face à cette situation, une réponse conjointe a été engagée entre le ministère de la Justice et celui de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
Dans l’urgence, un centre de traitement du choléra a été installé à l’intérieur même de la prison afin d’assurer la prise en charge rapide des malades. Les cas les plus graves sont, quant à eux, transférés vers des structures hospitalières spécialisées. Des équipes médicales ont également été déployées pour assurer le suivi des patients et mener des actions de prévention, notamment à travers la vaccination.
Parallèlement, des opérations d’assainissement et de désinfection sont en cours, avec un accent particulier sur le contrôle de la qualité de l’eau potable et l’amélioration des conditions d’hygiène, dans le but de freiner la propagation de la maladie.
Sur le plan administratif, des mesures exceptionnelles ont été prises, dont la suspension temporaire des nouvelles admissions dans cet établissement pénitentiaire, afin de contenir l’épidémie.
Le gouvernement congolais réaffirme son engagement à protéger la santé des détenus et du personnel pénitentiaire, tout en renforçant les dispositifs de prévention et de riposte face aux urgences sanitaires.
