Un violent incendie survenu dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026 dans la salle de fête Panacée, située dans la commune de Lingwala, au nord de Kinshasa, a fait au moins 22 morts et plusieurs blessés, selon un bilan provisoire communiqué par le bourgmestre de la commune, Norbert Mushinga.
Le drame s’est produit alors qu’une cérémonie de mariage réunissant de nombreux invités se déroulait dans une salle aménagée au premier niveau d’un immeuble implanté dans la concession de l’Université protestante du Congo (UPC).
Selon des témoignages recueillis après le sinistre, le feu se serait déclaré au cours de la cérémonie, peu après l’arrivée du marié. Certains témoins affirment que les flammes auraient pris naissance à proximité du siège réservé à la mariée avant de se propager rapidement, notamment vers le système de climatisation. Ces éléments restent toutefois à confirmer par les services compétents.
Pris de panique, les invités auraient tenté de quitter les lieux dans la précipitation. Des témoignages font état de difficultés importantes lors de l’évacuation, notamment en raison de l’étroitesse de l’escalier et du nombre limité d’issues accessibles aux participants. Les circonstances exactes de cette évacuation devront également être établies par l’enquête.
Le bourgmestre de Lingwala, Norbert Mushinga, a confirmé un premier bilan de 22 personnes décédées, tout en précisant que ce chiffre pourrait encore évoluer au regard de la gravité du sinistre.
« Le bilan provisoire est de 22 morts et ce bilan pourrait évoluer », a déclaré l’autorité municipale.
Plusieurs blessés ont été évacués vers différents établissements hospitaliers de Kinshasa, notamment l’hôpital du Camp Kokolo, le Centre hospitalier Vijana et l’Hôpital du Cinquantenaire. Selon des informations recueillies auprès de témoins, la mariée figurerait également parmi les personnes blessées et son état serait préoccupant. Cette information reste à confirmer officiellement.
Le drame a également endeuillé le monde des médias congolais. Guy Kitoko Aloma, cameraman à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), faisait partie des personnes présentes à la cérémonie en qualité d’invité. Sa disparition a été confirmée par l’Union nationale des cameramen du Congo (UNCC), dont il était membre effectif et où il siégeait au sein du comité des sages.
Sa mort constitue une lourde perte pour sa famille, ses collègues de la chaîne nationale et l’ensemble des professionnels de l’image en République démocratique du Congo.
À ce stade, l’origine exacte de l’incendie n’a pas encore été officiellement déterminée. Plusieurs hypothèses pourraient être examinées, notamment un éventuel problème lié à l’installation électrique ou à la décoration de la salle. Les autorités devront notamment déterminer les causes du départ de feu, les conditions de sa propagation ainsi que le niveau de conformité des dispositifs de sécurité et d’évacuation.
D’importants dégâts matériels ont également été enregistrés, plusieurs biens présents à l’intérieur du bâtiment ayant été détruits par les flammes.
Ce drame relance par ailleurs les interrogations sur les normes de sécurité dans les salles de fêtes et autres lieux accueillant du public à Kinshasa. La présence et l’accessibilité des issues de secours, la capacité d’accueil, les voies d’évacuation, les équipements de lutte contre les incendies ainsi que la conformité des installations électriques devront notamment être examinées.
Les opérations de prise en charge des victimes et les investigations se poursuivent. Le bilan de 22 morts demeure provisoire et pourrait être réévalué au fur et à mesure de l’évolution de la situation et de l’identification des victimes.
Henock Kandolo
