Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Shabani Lukoo Jacquemain, a réagi avec une fermeté remarquable face à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant un agent de la Police nationale congolaise (PNC) en uniforme chantant une chanson appelant ses collègues à s’emparer de force des téléphones des citoyens.
Considérant cet acte comme « barbare, isolé et de nature à ternir gravement l’image de la PNC », le ministre de l’Intérieur a annoncé l’interpellation immédiate du policier mis en cause. Ce dernier devra répondre de ses actes devant la justice, dans le cadre d’une procédure de flagrance, lors d’une audience foraine prévue ce lundi 12 janvier 2026 au camp Kabila, selon un communiqué officiel émanant de son cabinet.
Shabani Lukoo a réaffirmé la tolérance zéro du gouvernement vis-à-vis des comportements déviants au sein des forces de l’ordre. Il a souligné que « la mission de la police est de protéger la population et non de l’intimider ou de l’agresser », et que tout agent qui s’écarte de cette mission sacrée sera sévèrement sanctionné, conformément à la loi.
Cette affaire a suscité une vive indignation parmi les citoyens congolais, déjà critiques envers certains abus récurrents attribués à des éléments incontrôlés de la police. Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient exigé une réponse rapide et exemplaire, soulignant que ces comportements sapent la confiance entre la population et les forces de l’ordre.
En initiant une procédure judiciaire publique et accélérée, les autorités entendent rétablir la confiance dans l’institution policière, et surtout, décourager toute tentative de banalisation des droits fondamentaux des citoyens, notamment le droit à la vie privée et à la propriété.
Pour sa part, la hiérarchie de la PNC a exprimé son soutien à la démarche du ministre, tout en appelant à la discipline et à la vigilance dans les rangs. Un rappel a été adressé à tous les commandants de police à travers le pays pour renforcer la sensibilisation sur l’éthique et la déontologie policières.
Cette affaire relance également le débat sur la formation continue des agents de la PNC, l'encadrement psychologique et les mécanismes de contrôle interne, autant d’éléments jugés essentiels pour construire une police véritablement républicaine, au service du peuple congolais.
