Une vive tension a régné ce mardi 10 février matin à Kingabwa, dans la commune de Limete, après la démolition du quartier Pakadjuma par le gouvernement provincial de Kinshasa. L’opération, menée lundi 9 février, a provoqué colère et résistance parmi les habitants, surpris par l’arrivée massive des autorités et des engins de destruction.
Face aux bulldozers, plusieurs résidents ont refusé de quitter les lieux, dénonçant une opération brutale et l’absence de solutions de relogement. Pour eux, Pakadjuma représentait bien plus qu’un site d’occupation, mais un espace de vie et de survie.
Les autorités provinciales, pour leur part, affirment que la décision est irréversible. Selon le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba, le terrain appartient légalement à l’ONATRA et son déguerpissement vise à rétablir l’autorité de l’État.
La démolition s’inscrit également dans le cadre de la relance du trafic ferroviaire à Kinshasa, un axe jugé stratégique pour la mobilité urbaine. Toutefois, les conséquences sociales inquiètent, avec plusieurs familles désormais sans abri.
La disparition de Pakadjuma relance ainsi le débat sur la gestion urbaine de la capitale, entre exigences légales et urgence sociale.
