Une marche a été organisée ce jeudi 13 août à Kinshasa par Christelle Kiakuba, initiatrice de l’ASBL « Telema Mwasi ya Mapinga », accompagnée de plusieurs femmes, pour dénoncer le cyberharcèlement dont serait victime la Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru.
Les manifestantes ont déposé un mémorandum au siège du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), appelant à des mesures contre les auteurs et diffuseurs de contenus jugés injurieux sur les réseaux sociaux, particulièrement sur TikTok.
Recevant les manifestantes, le président du CSAC, Christian Bosembe, a annoncé que plus de 2 000 comptes TikTok identifiés pour la diffusion de contenus considérés comme nuisibles devraient être supprimés. Il a également appelé les responsables de la plateforme à prendre leurs responsabilités face aux dérives constatées dans l’espace numérique congolais.
Selon Christian Bosembe, une équipe a été mise en place pour identifier les comptes concernés et transmettre leurs noms aux responsables de TikTok afin d’obtenir leur retrait.
« Nous avons dit aux responsables de TikTok que nous allons leur envoyer les noms des utilisateurs qui ne doivent plus avoir accès à notre communauté », a-t-il déclaré.
Le président du CSAC a également mis en garde certaines influenceuses congolaises établies à l’étranger, estimant que leur localisation en Europe ne les soustrait pas aux règles et aux responsabilités liées à leurs publications.
« Ceux qui sont partis en Europe dans le but de chercher des documents à l’étranger en se servant du nom du pays doivent savoir que l’Europe n’est pas une zone sans loi », a-t-il affirmé.
Cette démarche intervient après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo attribuée à une influenceuse congolaise de la diaspora, identifiée comme Jaël Show, dans laquelle des propos jugés choquants et injurieux auraient été tenus à l’encontre de la Première dame Denise Nyakeru. La vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, avait suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.
À travers cette action, le CSAC entend renforcer la régulation de l’espace numérique congolais et lutter contre les discours injurieux, le cyberharcèlement et les contenus considérés comme portant atteinte à la dignité des personnes.
Henock Kandolo
