Les évêques catholiques de la province ecclésiastique de Kinshasa ont exprimé leurs préoccupations face à la détérioration de la situation sociale et sécuritaire en République démocratique du Congo, à l’issue d’une semaine d’assises clôturée à Inongo.
Dans leur déclaration finale ce lundi 18 mai, les prélats dénoncent plusieurs défis majeurs qui affectent les populations, notamment la pauvreté persistante, l’insécurité généralisée dans plusieurs régions du pays ainsi que les violences visant l’Église catholique, ses responsables et ses infrastructures.
Les évêques ont également pointé « la montée vertigineuse des violences physiques et verbales », estimant que cette situation contribue à fragiliser davantage le climat social.
Parmi les préoccupations soulevées figurent aussi les tracasseries routières et fluviales, la prolifération des barrières et taxes jugées abusives, la corruption dans certains milieux éducatifs et institutions publiques, le retard dans le paiement des salaires des agents en zones rurales ainsi que l’enclavement de plusieurs localités.
Les responsables religieux ont toutefois reconnu certains efforts entrepris par le gouvernement congolais, notamment dans l’amélioration des infrastructures routières et l’accès à l’électricité dans certaines régions du pays.
Ils ont, par ailleurs, encouragé la poursuite des initiatives visant à restaurer la paix dans les zones affectées par les violences attribuées à la milice Mobondo.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des revendications sociales croissantes à travers plusieurs provinces de la RDC.
