La capitale congolaise a entamé la nouvelle année sous haute surveillance. Le jeudi 1er janvier, les autorités ont intensifié la lutte contre la criminalité urbaine à travers une vaste opération baptisée « Ndobo », qui a conduit à l’interpellation de 424 présumés membres de gangs urbains, communément appelés « kuluna ».
Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Shabani Lukoo Bihango Jacquemain, a personnellement supervisé cette opération en effectuant une tournée d’inspection dans plusieurs commissariats de Kinshasa. Objectif: évaluer l’efficacité des dispositifs sécuritaires déployés par la Police nationale congolaise (PNC) pour assurer la quiétude des Kinois durant les festivités de fin d’année.
Des arrestations massives dans les 5 districts de la capitale
Les résultats de cette journée d’opération sont significatifs. À Mont-Ngafula, 45 individus ont été appréhendés. À Kintambo, la police a mis la main sur 30 suspects, tandis que le commissariat de la Gombe, basé au camp Lufungula, a enregistré une quarantaine d’interpellations. Dans le district de la Funa, 51 présumés bandits ont été arrêtés à Kalamu. À Mont-Amba, 56 personnes ont été interpellées dans la commune de Limete. Le bilan le plus lourd a été enregistré à Masina, dans le district de la Tshangu, avec 242 arrestations.
Lancée en décembre 2024, l’opération « Ndobo » s’inscrit dans une stratégie gouvernementale de lutte contre l’insécurité urbaine. Elle bénéficie d’un appui technique et financier destiné à renforcer les capacités opérationnelles de la PNC. Depuis son lancement, près de 8 000 présumés criminels ont été arrêtés à travers dix provinces du pays.
Les autorités ont annoncé que les personnes interpellées seront traduites devant les juridictions compétentes dans le cadre d’audiences foraines, afin de garantir un traitement judiciaire rapide et équitable.
Roger AMANI
