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EXPRESS

Publié le Mardi 04 novembre 2025

Nombre de lectures: 250

Kisangani : Banditisme et mauvaise gestion, la société civile tire la sonnette d’alarme en Tshopo

Le Cadre de concertation provinciale de la société civile de la Tshopo (CCPSC-Tshopo) dénonce l’ingérence du gouvernement central dans la gestion de la province et appelle à la tenue des élections du gouverneur et du vice-gouverneur dans le délai légal.

Lundi 4 novembre, le Cadre de concertation provinciale de la société civile de la Tshopo (CCPSC-Tshopo) a rendu public un communiqué dénonçant ce qu’il qualifie de manœuvres délibérées du gouvernement central visant à freiner l’émergence démocratique de la province.

Signé par son président, Alphonse Longongo, le document critique les interventions répétées du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, estimant qu’elles alimentent une crise politique persistante entre les institutions provinciales.

Le CCPSC-Tshopo accuse certains réseaux influents opérant depuis Kinshasa de vouloir maintenir une mauvaise gouvernance locale et appelle l’Assemblée provinciale à poursuivre son travail de contrôle parlementaire de manière rigoureuse. L’organisation salue par ailleurs l’attitude de l’Assemblée, qu’elle juge respectueuse de ses compétences légales et constitutionnelles.

Dans son communiqué, la société civile dresse un constat accablant de la gouvernance provinciale. Elle pointe des insuffisances dans la gestion budgétaire, la mauvaise affectation des ressources et l’absence de mécanismes de redevabilité. L’organisation dénonce également l’attribution de marchés publics exorbitants, le pillage des ressources naturelles et un incivisme fiscal minier chronique.

Sur le plan sécuritaire, le CCPSC-Tshopo évoque une situation préoccupante marquée par le banditisme urbain à main armée, les braquages, la justice populaire et des campagnes de représailles ciblées. L’organisation accuse une coalition entre le gouvernement provincial, la Police nationale congolaise et le Tribunal de paix de Makiso d’être à l’origine de persécutions contre des acteurs de la société civile, faisant notamment état de la mort de Joël Mbiya et de l’arrestation suivie de la condamnation arbitraire de Jedidia Mabela.

Face à ce contexte jugé alarmant, le CCPSC-Tshopo réitère son soutien à la démarche de déchéance du gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga et invite le gouvernement central à faciliter la tenue des élections du gouverneur et du vice-gouverneur dans le délai légal, afin de permettre à la province de retrouver un fonctionnement institutionnel stable et conforme aux principes démocratiques.

Abdoul Ulafia

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