La ville de Kisangani a connu une journée particulièrement tragique ce mardi 7 octobre 2025, avec la mort de deux jeunes hommes, accusés à tort d’avoir provoqué une atrophie génitale.
Ces incidents relancent l’alerte sur la montée des superstitions et de la justice populaire dans la province de la Tshopo.
Le premier drame est survenu sur la 6ᵉ avenue du quartier Kilanga 1, où un jeune a été lynché après qu’un agent M-PESA a crié avoir perdu son sexe à la suite d’un contact avec lui.
Le second cas s’est produit quelques heures plus tard, sur la 15ᵉ avenue, où un autre jeune, originaire de la 9ᵉ avenue du quartier Brazza, a subi le même sort.
La population, confuse et apeurée, réagit violemment à ces rumeurs, sans preuves ni vérification.
« Chaque jour, on parle de disparition de sexe, et les gens paniquent », déplore un habitant.
Ces actes tragiques témoignent d’une fragilité sociale grandissante, nourrie par la désinformation et le manque de sensibilisation.
Les autorités locales sont appelées à agir de toute urgence pour prévenir d'autres drames similaires.
Abdoul ULAFIA
