À Kisangani, des agents employés par les sociétés de paris sportifs Chance Sport Betting et Star Pari Foot dénoncent des pratiques qu’ils jugent contraires à la législation congolaise du travail, et ce, malgré les injonctions récentes de l’Assemblée provinciale de la Tshopo.
Selon plusieurs témoignages recueillis ce jeudi 15 janvier 2026, les résolutions issues d’une plénière provinciale exigeant notamment le respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), des horaires légaux ainsi que des contrats conformes au droit du travail, ne seraient toujours pas appliquées sur le terrain.
Les agents affirment, au contraire, être soumis à des pressions visant à les contraindre soit à signer de nouveaux contrats jugés déséquilibrés, soit à quitter volontairement leurs postes. Face à leur refus, les directions concernées auraient exigé des démissions immédiates, sans paiement préalable des droits légalement dus.
Les travailleurs dénoncent ce qu’ils qualifient de démissions forcées déguisées, rejetant toute responsabilité dans ces ruptures de contrat. Ils réclament le paiement intégral de leurs décomptes finaux, ainsi que le strict respect des dispositions légales en vigueur.
Par ailleurs, les agents évoquent des propos intimidants attribués à certains responsables, laissant entendre la possibilité de licenciements sans indemnisation, une situation qui alimente un climat social jugé préoccupant.
Face à cette situation, les agents en appellent à l’implication urgente de la société civile, de l’Assemblée provinciale, du gouvernement provincial ainsi que du ministère du Travail, afin de faire prévaloir le droit et prévenir toute escalade du conflit social.
Jusqu’à la publication de cet article, aucune réaction officielle des sociétés mises en cause n’avait été enregistrée. L’opinion publique reste désormais tournée vers les autorités compétentes, attendues sur leur capacité à faire appliquer les décisions prises et à garantir la protection des travailleurs.
Abdoul Ulafia
