Plusieurs familles se sont retrouvées sans abri dans la soirée du mardi 11 août, à la suite d’une opération d’expulsion menée sur la 6ᵉ avenue Cimestan, en face de la CBCA, dans la commune de Kisangani.
Selon les premières informations recueillies sur place, l’opération aurait concerné un vaste terrain allant de l’école Linapongo, à la 1ʳᵉ avenue, jusqu’à Mayi ya Masele et la 6ᵉ avenue. Le site ferait l’objet d’un litige foncier remontant à plusieurs années.
D’après les éléments rapportés, le terrain aurait été vendu il y a plus d’une dizaine d’années dans le cadre d’une transaction portant sur une concession familiale. Toutefois, la validité de cette vente serait aujourd’hui contestée par certains membres de la famille concernée.
Au cœur de la controverse figure notamment Mme Nathalie, qui contesterait la transaction, affirmant ne pas avoir apposé sa signature sur les documents relatifs à la vente.
L’opération d’expulsion serait intervenue à la suite d’une décision du Tribunal de grande instance de Kisangani (TGI/Kis). Plusieurs occupants affirment néanmoins avoir été pris de court par l’opération et s’être retrouvés sans solution de relogement immédiate. Certaines familles auraient ainsi passé la nuit à même le sol, exposées aux intempéries et sans abri.
Par ailleurs, des informations faisant état de demandes financières comprises entre 5 000 et 10 000 dollars américains pour permettre à certains occupants de rester sur leurs parcelles circulent également. Ces allégations, qui restent à vérifier, ajoutent une nouvelle dimension aux tensions entourant ce dossier.
Cette situation soulève plusieurs interrogations, notamment sur la régularité de la vente, les droits des différents occupants, la portée de la décision judiciaire ainsi que les conditions dans lesquelles l’opération d’expulsion a été exécutée.
À ce stade, plusieurs éléments demeurent à établir et les différentes parties impliquées devront être entendues afin de permettre une compréhension complète du dossier.
Expressmedias.net poursuit ses investigations et s’efforcera de recueillir les versions des autorités judiciaires, des occupants concernés ainsi que des parties impliquées dans le litige, afin d’apporter à ses lecteurs des informations vérifiées et équilibrées sur cette affaire.
Gaston Bilambo Kanyi
