La ville de Kolwezi, capitale minière du Lualaba, traverse une zone de turbulences depuis la publication d’un arrêté ministériel suspendant toutes les unités de traitement de substances minérales issues de l’exploitation artisanale dans la filière cupro-cobaltifère. Daté du 5 janvier 2026, cet acte du ministère des Mines a provoqué une onde de choc dans une population fortement dépendante de l’activité minière artisanale.
Dès l’annonce, des manifestations ont éclaté dans plusieurs quartiers populaires, notamment à Kakifuluwe, dans la commune de Manika. Des creuseurs artisanaux, principaux concernés par la mesure, ont exprimé leur colère dans la rue. Des incidents ont été enregistrés : véhicules brûlés, magasins pillés, un poste de police vandalisé. La ville, d’ordinaire dynamique, s’est vidée sous la pression des affrontements.
Les autorités provinciales font état de plusieurs blessés et interpellations. Des renforts sécuritaires ont été déployés pour tenter de rétablir le calme, mais la tension reste palpable.
Les acteurs du secteur artisanal dénoncent une décision unilatérale, prise sans dialogue préalable ni alternatives concrètes pour les milliers de familles qui vivent de ce travail.
« C’est notre seule source de survie. On ne peut pas nous l’enlever du jour au lendemain », déplore un manifestant.
Des voix s’élèvent pour réclamer une table ronde entre le gouvernement et les représentants du secteur afin d’apaiser la crise et éviter une explosion sociale dans cette province stratégique pour l’économie nationale.
