Ce lundi 05 janvier, la ville de Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, a été le théâtre d’une journée de vives tensions, marquée par des affrontements entre des creuseurs artisanaux et les forces de l’ordre. Des tirs nourris ont été entendus dans plusieurs quartiers, notamment à Kasulu, tandis qu’une forte présence sécuritaire a été observée à Mwangeji.
Selon des témoins sur place, la situation a dégénéré à la suite d’une manifestation organisée par des creuseurs artisanaux, dont les revendications exactes n’ont pas encore été officiellement communiquées. Des heurts ont éclaté, provoquant des blessés parmi les manifestants. Le bilan reste provisoire, mais plusieurs sources locales évoquent des blessés graves.
Les quartiers de Luilu, Tshamanzaka, UCK, Kabila et Mutoshi ont été particulièrement touchés par les troubles. Des habitants décrivent une atmosphère irrespirable, marquée par des barricades, des routes bloquées et des mouvements de panique. « C’est invivable aujourd’hui. On entend des coups de feu, les commerces sont fermés, et les gens ont peur de sortir », confie un résident de Luilu.
Dans d’autres zones de la ville, notamment Cité Manika, Hewa Bora, Quartier Latin et Diur, les autorités ont instauré un bouclage strict. Des patrouilles mixtes de la police et de l’armée ont été déployées pour tenter de contenir la situation et prévenir de nouveaux débordements.
Face à cette flambée de violence, les autorités provinciales n’ont pas encore communiqué officiellement sur les causes précises de la manifestation ni sur les mesures envisagées pour apaiser les tensions. Des appels au calme ont toutefois été lancés par des leaders communautaires et des organisations de la société civile, qui exhortent les parties à privilégier le dialogue.
La situation reste évolutive à Kolwezi, et les habitants espèrent un retour rapide au calme. Les regards sont désormais tournés vers les autorités locales, appelées à répondre aux préoccupations des creuseurs tout en garantissant la sécurité de la population.
Roger AMANI
