Une baleine échouée sur le littoral de Muanda, dans la province du Kongo Central, est morte jeudi soir malgré les nombreuses tentatives entreprises pour la remettre à la mer. L’animal, qui avait été repéré depuis mercredi sur la côte atlantique congolaise, aura mobilisé pendant près de vingt-quatre heures les autorités locales et les services de conservation de la nature.
Selon les informations recueillies sur place, plusieurs opérations de sauvetage ont été engagées dès le signalement de l’échouage. L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui des autorités territoriales, a tenté de trouver des solutions techniques afin de secourir le mammifère marin, estimé à une dizaine de mètres de long pour un poids d’environ dix tonnes.
Malgré cette mobilisation, les difficultés logistiques ont rapidement compromis les chances de survie de l’animal. Une grue utilisée lors des premières interventions s’est révélée insuffisante pour déplacer la baleine, tandis que d’autres engins lourds mobilisés par la suite n’ont pas permis de la remettre à flot.
Le décès du cétacé a finalement été confirmé dans la soirée par les responsables de l’ICCN. Selon les équipes présentes sur le terrain, l’immobilisation prolongée sur la plage, combinée aux contraintes liées aux opérations de sauvetage, aurait considérablement affaibli l’animal.
Cet incident, particulièrement rare sur la façade maritime congolaise, relance les discussions sur la nécessité de renforcer les capacités d’intervention en cas d’urgence impliquant la faune marine. Plusieurs observateurs estiment que des équipements spécialisés et des moyens adaptés seraient indispensables pour faire face efficacement à ce type de situation exceptionnelle.
L’échouage de cette baleine restera ainsi un événement marquant pour la région de Muanda, tout en rappelant les défis auxquels sont confrontés les acteurs engagés dans la protection de la biodiversité marine en République démocratique du Congo.
