Les agents fonctionnaires publics de l’État du territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, montent au créneau pour dénoncer plusieurs mois d’arriérés de salaires et de primes. Lors d’une marche organisée lundi 25 mai 2026, ces agents affirment n’avoir perçu ni leurs salaires, ni leurs primes de risque, ni la paie complémentaire couvrant la période de décembre 2025 à avril 2026, versés via Afriland Bank et le système F.D.B.S., sous la responsabilité de l’honorable Etibako.
Cette situation plonge de nombreuses familles dans une précarité grandissante dans un territoire déjà marqué par l’insécurité et les violences armées.
« Il y a cela cinq mois que nous ne sommes pas payés. C’est depuis le mois de décembre 2025 jusqu’au mois d’avril 2026. Jusqu’à présent, nous ne sommes toujours pas payés alors que nous vivons dans un territoire où il y a des atrocités », ont dénoncé des agents dans leur message de protestation.
Ces fonctionnaires affirment que les conséquences sociales deviennent de plus en plus lourdes. Plusieurs parents disent être incapables d’assurer la scolarité de leurs enfants, certains élèves ayant même été renvoyés des écoles faute de paiement des frais scolaires.
« Nous sommes des parents incapables de supporter nos enfants. Nos enfants sont chassés de l’école. Il y en a qui n’ont même pas passé les examens », regrettent-ils.
Les agents de l’État s’interrogent également sur les raisons de ces retards de paiement alors que, selon eux, d’autres territoires continuent à être servis normalement.
Face à cette situation, ils lancent un appel au président de la République afin qu’une solution durable soit trouvée pour éviter que ces retards de paiement ne se reproduisent dans le territoire de Kwamouth, régulièrement confronté à une situation sécuritaire fragile liée aux violences des miliciens Mobondo.
Emery Poya
