À Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, la profession d’esthéticien ongulaire, communément appelée « Bana vernis », s’impose comme une véritable alternative contre le chômage et la précarité des jeunes. C’est ce qu’a relevé ce jeudi 25 juin, un professionnel du secteur lors d’un échange avec le correspondant de Expressmedias.net
« Cette activité représente pour nous une opportunité pour lutter contre le chômage, la pauvreté, la famine et la délinquance juvénile. Elle nous apporte plusieurs avantages qui nous permettent de subvenir à nos besoins, notamment en matière de restauration, d’habillement et autres », a expliqué Fils Kitambala Chanti, esthéticien et soigneur d’ongles à Bandundu.
Selon lui, la profession ongulaire consiste en des soins cosmétiques des ongles des mains et des pieds visant à les entretenir. « Elle permet de nettoyer, de soulager certaines affections et d’embellir les ongles », précise-t-il. Le métier englobe plusieurs prestations : bain de pieds, gommage, râpage des callosités, soin des cuticules, pose de vernis ainsi que des ongles artificiels.
Face au manque d’emplois, M. Kitambala appelle les jeunes désœuvrés à se tourner vers la formation professionnelle. « J’invite les autres jeunes à emboîter le pas dans la formation en esthétique et dans d’autres métiers, afin de créer des activités génératrices de revenus pour leur auto-prise en charge. C’est mieux que de vivre dans le chômage au risque de tomber dans la mendicité ou la délinquance », a-t-il lancé.
Il sollicite enfin l’accompagnement des autorités locales pour encadrer la jeunesse et promouvoir la formation professionnelle, dans l’intérêt de toute la communauté.
Nkumu Patrick
