Le ministre national des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya Tanda, a appelé la population du Kwango à prendre une part active aux discussions sur l’avenir de la République démocratique du Congo. Il s’est exprimé mercredi 2 septembre 2026 à Kenge, lors d’un meeting populaire organisé à la tribune centrale de la ville.
Devant une foule importante, le ministre a présenté le dialogue national comme un espace devant permettre aux Congolais de faire connaître leurs préoccupations et de contribuer à la recherche de solutions aux différentes crises que traverse le pays.
« Le dialogue doit être celui du peuple »
Avant l’intervention du ministre, le gouverneur du Kwango, Willy Bitwisila, a exhorté la population à soutenir l’initiative portée par le président de la République en faveur d’un dialogue entre Congolais.
L’autorité provinciale a notamment appelé les habitants à faire de leur mobilisation une expression de leur engagement en faveur de la paix, de l’unité nationale et de la stabilité du pays.
Prenant ensuite la parole, Samuel Mbemba a transmis les salutations des autorités nationales avant d’insister sur le rôle de la population dans le processus annoncé.
« Le dialogue doit être celui du peuple », a-t-il déclaré, invitant les citoyens à faire remonter leurs préoccupations, leurs difficultés et leurs attentes.
Pour le ministre, les discussions nationales ne devraient pas être réduites à des échanges entre responsables politiques ou protagonistes des conflits. Il estime que les citoyens doivent également disposer d’un espace pour faire entendre leur voix sur les questions qui touchent directement leur quotidien.
Les autorités appelées au respect des droits humains
Au cours de son intervention, Samuel Mbemba a également interpellé les autorités civiles, coutumières, judiciaires et militaires sur leurs responsabilités en matière de protection des droits fondamentaux.
Il a rappelé que l’exercice de l’autorité publique ne peut constituer un prétexte pour infliger des souffrances aux citoyens. Il a notamment souligné qu’aucun magistrat, procureur, policier ou militaire n’est mandaté par le président de la République pour faire subir des abus à la population.
La mission officielle du ministre à Kenge comprend également un séminaire consacré aux droits humains. Cette activité vise, selon lui, à renforcer la culture des droits fondamentaux et à rapprocher les institutions des citoyens.
Une Division provinciale bientôt installée à Kenge
Samuel Mbemba a par ailleurs annoncé l’inauguration prochaine du bureau de la Division provinciale des Droits humains à Kenge.
Cette structure devrait notamment servir de point de recours pour les personnes estimant avoir été victimes de violations de leurs droits, en leur permettant de signaler les abus et de solliciter l’accompagnement des services compétents.
La visite du ministre intervient alors que les autorités congolaises intensifient leurs appels au dialogue, à la paix et à la cohésion nationale dans un contexte toujours marqué par l’insécurité dans plusieurs parties du pays.
Emery Poya
