Les activités scolaires et administratives sont paralysées ce vendredi 16 octobre 2026 à Kahemba, dans la province du Kwango, où des enseignants et d’autres agents de l’État ont manifesté pour exiger le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires.
Dans un mémorandum remis à l’administrateur du territoire, les manifestants ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de vie et demandé le paiement immédiat de leurs rémunérations. Ils ont également sollicité le transfert de leurs salaires vers une autre banque, tout en menaçant de déclencher une grève sèche dans les 48 heures si aucune solution n’est trouvée.
Les agents publics affirment que le retard de paiement les expose à de graves difficultés sociales, notamment la famine au sein de leurs ménages, la déscolarisation de leurs enfants et l’impossibilité de couvrir les frais médicaux. Ils évoquent également un endettement auprès des commerçants, qui aurait conduit certains d’entre eux à être arrêtés pour des dettes contractées.
La situation est particulièrement préoccupante pour les enseignants affectés dans les zones éloignées du chef-lieu du territoire. D’après les manifestants, certains sont contraints de parcourir plus de 200 kilomètres pour attendre le paiement de leurs salaires, abandonnant ainsi temporairement leurs postes d’affectation.
« Nous revendiquons urgemment le paiement immédiat de cinq mois d’arriérés de salaires », ont-ils insisté dans leur mémorandum, en alertant sur les conséquences de cette situation pour leurs familles et le fonctionnement des services publics.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de difficultés récurrentes liées à la paie des agents publics dans la province du Kwango. Dans plusieurs localités dépourvues d’établissements bancaires, les fonctionnaires éprouvent des difficultés à accéder à leurs rémunérations dans les délais prévus.
Dans le territoire voisin de Popokabaka, les cours n’ont toujours pas repris depuis la rentrée scolaire officielle, les enseignants des écoles publiques conditionnant la reprise des activités au paiement de leur salaire du mois d’août.
Emery Poya
