Les activités scolaires restent paralysées depuis plus d’un mois dans le territoire de Popokabaka, dans la province du Kwango, en raison d’une grève des enseignants. Ces derniers réclament notamment le paiement de leurs salaires du mois de juin, une situation qui prive des milliers d’élèves de cours et fait craindre un important retard dans l’exécution du calendrier scolaire.
Selon le député national Jean-Pierre Pasi Zapamba, le mouvement de grève concerne les enseignants de l’ensemble du territoire de Popokabaka. Malgré leur présence dans les établissements scolaires, ceux-ci refusent de reprendre normalement les activités pédagogiques en attendant la régularisation de leur situation salariale.
« Les enseignants de tous les territoires de Popokabaka sont privés de leur salaire du mois de juin. Tous les enfants sont sacrifiés et ne vont pas à l’école depuis plus d’un mois », déplore l’élu.
Cette interruption prolongée des enseignements suscite des inquiétudes quant aux conséquences sur les élèves. Plusieurs semaines de cours ayant déjà été perdues, la reprise des activités pourrait nécessiter des mesures particulières pour permettre aux établissements de rattraper le retard et de poursuivre l’enseignement du programme scolaire.
Face à cette situation, Jean-Pierre Pasi Zapamba appelle les autorités compétentes à intervenir afin de débloquer les salaires dus aux enseignants. Il interpelle notamment le ministère de tutelle, le Comité de suivi de la paie ainsi que la banque IFOD, cités dans le processus de régularisation de la situation salariale.
L’élu affirme également poursuivre ses démarches auprès des institutions à Kinshasa pour tenter de contribuer au dénouement de cette crise qui affecte directement le fonctionnement du système éducatif dans le territoire de Popokabaka.
Dans l’attente d’une solution, Jean-Pierre Pasi Zapamba invite les enseignants à faire preuve de patience et de responsabilité, tout en appelant à une résolution rapide du problème salarial afin de permettre la reprise des cours.
La situation demeure ainsi préoccupante pour les élèves et leurs familles, alors que chaque journée supplémentaire de suspension des enseignements accroît le risque d’un retard dans la progression scolaire.
Emery Poya
