Trois ans après les violences qui ont durement affecté la communauté de Batshongo, dans la province du Kwango, l’Église catholique s’engage davantage dans le processus de reconstruction et d’accompagnement des populations. Cette démarche s’est illustrée dimanche 9 août 2026 à travers la visite apostolique de l’évêque du diocèse de Kenge, Mgr Jean-Pierre Kwambamba Masi, à la Sous-Paroisse Saint-Jean-de-la-Croix.
Cette visite pastorale, organisée dans un contexte encore marqué par les séquelles des violences attribuées à la milice Mobondo, a réuni de nombreux fidèles venus notamment de Batshongo, du Pont Kwango et de Kabuba. Elle a été ponctuée par une célébration eucharistique présidée par l’évêque de Kenge.
Dans son homélie, Mgr Jean-Pierre Kwambamba Masi a appelé les fidèles à ne pas céder au découragement face aux difficultés auxquelles leur communauté reste confrontée. Il les a encouragés à faire preuve de courage, de persévérance et à maintenir leur foi et leur espérance, tout en participant aux efforts visant à reconstruire leur milieu de vie.
L’évêque de Kenge a également salué les efforts déployés par les autorités nationales pour favoriser le retour de la paix dans cette partie du Kwango. Il a notamment exprimé sa reconnaissance au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour les initiatives engagées en faveur de la stabilité et de la pacification de la région.
La visite a aussi été l’occasion pour l’évêque d’échanger directement avec les fidèles et de recueillir leurs préoccupations. Parmi les principales demandes formulées figurent la construction d’une école ainsi que la modernisation de l’église de la Sous-Paroisse Saint-Jean-de-la-Croix.
Ces doléances témoignent des besoins encore importants de cette communauté, qui cherche à retrouver des conditions de vie normales après plusieurs années marquées par l’insécurité. L’accès à l’éducation et l’amélioration des infrastructures locales constituent notamment des enjeux importants pour consolider le processus de relèvement.
À travers cette visite, l’Église catholique entend ainsi renforcer son accompagnement pastoral auprès des populations affectées par les violences. Pour la communauté de Batshongo, cette démarche constitue un signal en faveur de la reconstruction, de la cohésion sociale et du retour progressif à une vie normale.
Après les épreuves traversées ces dernières années, l’Église mise désormais sur la foi, l’écoute et l’accompagnement des populations pour contribuer au rétablissement durable de la paix et à la reconstruction de la communauté.
Emery Poya
