Cent cinquante femmes désœuvrées, membres de la Fédération congolaise des personnes vivant avec handicap (FECOPEHA), coordination provinciale du Kwilu, ont bénéficié, ce lundi 9 février 2026, d’une séance de sensibilisation axée sur l’auto-prise en charge et l’autonomisation économique, à Bandundu, chef-lieu de la province.
Cette activité, organisée par la coordination provinciale de la FECOPEHA, visait à offrir aux participantes des alternatives économiques durables, leur permettant de générer des revenus et de renforcer leur rôle au sein de leurs foyers et de la société.
Former pour sortir de la précarité
Selon Boaz Mboma, coordonnateur provincial de la FECOPEHA/Ex-Bandundu, cette initiative s’inscrit dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale dont sont souvent victimes les femmes vivant avec handicap.
« Cette activité vise l’autonomisation des femmes désœuvrées de la FECOPEHA/Kwilu, afin de leur offrir des alternatives économiques capables de leur permettre de générer des revenus et de renforcer leur pouvoir au sein de leurs ménages et de la société », a-t-il déclaré.
Des compétences pratiques pour l’auto-prise en charge
Au cours de cette séance, les participantes ont été initiées à plusieurs activités génératrices de revenus. Il s’agit notamment de notions essentielles sur :
la fabrication des savons parfumés et détergents ;
la production de désinfectants ;
la boulangerie et pâtisserie artisanales (pains, beignets et biscuits) ;
la production agricole et l’élevage.
« Nous leur avons appris les notions fondamentales sur ces différentes activités, en vue de lutter contre la pauvreté et la malnutrition », a précisé Boaz Mboma.
Un appel à l’appui des autorités et des partenaires
À cette occasion, le coordonnateur provincial de la FECOPEHA a lancé un cri d’alarme aux autorités provinciales et nationales, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers du secteur social, afin d’appuyer matériellement ces femmes.
Il a notamment cité le besoin en farine de blé, soude caustique, semences, huile de palme et huile végétale, intrants indispensables à la mise en pratique des connaissances acquises.
Encourager l’adhésion pour lutter contre la mendicité
Enfin, Boaz Mboma a invité d’autres femmes vivant avec handicap à adhérer à la FECOPEHA, afin de bénéficier de ces formations et opportunités. Selon lui, cette démarche contribue à lutter efficacement contre la pauvreté, la mendicité et la prostitution, tout en réduisant l’exposition aux infections sexuellement transmissibles (IST).
Cette initiative illustre l’engagement de la FECOPEHA/Kwilu en faveur de l’inclusion sociale et de l’autonomisation économique des femmes vivant avec handicap.
Nkumu Patrick
