La province du Kwilu a enregistré 750.210 cas de paludisme, dont 479 décès, au premier semestre de l’année 2026. Ces données ont été communiquées ce mardi 18 août 2026 par la Division provinciale de la santé (DPS/Kwilu), à travers sa chargée de communication, Florence Ilunga.
Selon la DPS, les cas de paludisme restent élevés dans plusieurs zones de santé de la province, notamment celles situées le long des rivières, considérées comme des zones à forte endémie.
« Les résultats des enquêtes de la DPS indiquent que les cas de paludisme ne diminuent pas comme souhaité au Kwilu. Néanmoins, on observe une baisse des cas de décès. Malgré cela, la lutte doit se poursuivre afin de réduire la mortalité et la morbidité liées au paludisme dans cette partie du pays », a-t-elle déclaré.
Elle a également rappelé les principales mesures de prévention, notamment l’assainissement de l’environnement et l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées d’insecticide.
« Il est important d’éviter les eaux stagnantes autour des habitations, de maintenir un environnement propre, de dormir sous une moustiquaire imprégnée chaque nuit, de faire vacciner les enfants âgés de 6 à 23 mois et de consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre, de diarrhée ou de maux de tête violents », a-t-elle ajouté.
Florence Ilunga a souligné que le paludisme demeure une pathologie majeure constituant un frein au développement du pays, en particulier dans la province du Kwilu, qui reste une zone endémique en raison de sa situation géographique et de son écosystème favorable à la prolifération des moustiques.
Elle a, à cette occasion, appelé la population à l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées d’insecticide pour se protéger contre les moustiques vecteurs de la malaria. Elle a également insisté sur le respect des consultations prénatales pour les femmes enceintes, afin de réduire les risques pour la mère et l’enfant.
Nkumu Patrick
