Le vendredi 3 avril 2026, une scène d’effroi et de stupéfaction s’est déroulée au cimetière local de Gungu. Alors que la famille et les proches s’apprêtaient à inhumer Isaac, un détenu officiellement déclaré mort à la prison centrale, l’homme a soudainement repris connaissance, bouleversant l’assistance.
Incarcéré depuis près d’un an pour un litige lié au vol d’une motocyclette à Mukedi, Isaac avait été considéré comme décédé par l’administration pénitentiaire. Son corps, ligoté sur une natte selon les pratiques locales, avait été acheminé vers sa dernière demeure. Mais au moment ultime, quelques minutes avant la mise en terre, le « défunt » a montré des signes de vie.
« On le croyait parti, mais le destin en a décidé autrement », témoigne un proche encore sous le choc. La scène a provoqué un émoi général, certains parlant de miracle, d’autres dénonçant une négligence grave.
Cet incident met en lumière de sérieuses interrogations sur les conditions de suivi médical des détenus et la rigueur des procédures de constatation de décès dans les établissements pénitentiaires. Pour l’heure, Isaac a été pris en charge pour recevoir des soins appropriés, tandis que l’affaire alimente les débats dans la région du Kwilu.
Roger AMANI
