Le Réseau Genre et Droit de la Femme (GEDROFE) de Kikwit, dans la province du Kwilu, affirme avoir identifié 6 698 personnes victimes des violences liées aux conflits Kamuina Nsapu et Mobondo. Ces personnes seraient arrivées à Kikwit en provenance notamment du Kasaï et du Grand Bandundu, à la suite des violences enregistrées dans ces régions.
Selon la coordonnatrice du GEDROFE/Kwilu et point focal du FONAREV, Imbungu Olona, ce travail d’identification a été mené du 10 février au 17 mai 2026, en collaboration avec plusieurs organisations locales et structures œuvrant dans l’accompagnement des victimes.
« Les 6 698 personnes victimes des violences liées aux conflits sont le résultat d’un travail que nous avons effectué à partir du mois de février jusqu’au mois de mai 2026, en collaboration avec plusieurs associations locales », a expliqué Imbungu Olona.
Elle cite notamment l’Association des cris des victimes survivantes de 2018, 2022-2023, ainsi que le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits, des violences des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV).
Le GEDROFE appelle à un accompagnement accru
La responsable du GEDROFE/Kwilu a également plaidé pour un accompagnement plus conséquent des autorités compétentes afin de permettre une prise en charge adéquate des personnes identifiées.
Elle précise que son organisation apporte déjà un soutien psychologique aux victimes, mais reste confrontée à des difficultés financières qui limitent son intervention.
« Nous travaillons avec les moyens de bord en soutenant ces victimes et en assurant un accompagnement psychologique. Nous sommes à la recherche des fonds nécessaires pour une bonne prise en charge, car nous sommes dans l’impossibilité d’assurer d’autres prises en charge », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Imbungu Olona a invité la population de Kikwit et de ses environs à participer massivement à la signature d’une pétition en faveur de la reconnaissance internationale de ce que les initiateurs présentent comme un « génocide congolais ».
Le GEDROFE appelle ainsi à une mobilisation accrue des autorités et des partenaires afin que les victimes des violences liées aux conflits puissent bénéficier d’un accompagnement psychosocial et, conformément aux mécanismes prévus, accéder aux dispositifs de réparation.
Nkumu Patrick
