L’Intersyndicale urbaine du Syndicat national des sages-femmes du Congo (SYNASAFCO) de Kikwit, dans la province du Kwilu, plaide pour l’amélioration des conditions de travail des sages-femmes afin de leur permettre d’assurer convenablement l’accompagnement des femmes enceintes et des nouveau-nés.
La présidente urbaine du SYNASAFCO, Nénette Kibakaba, a formulé cette demande ce jeudi 1er octobre 2026, lors d’une séance de travail avec les autorités compétentes.
Elle a notamment évoqué le non-paiement des salaires, l’absence de la prime liée à la gratuité de la maternité ainsi que l’attribution des numéros matricules aux nouvelles sages-femmes ayant intégré la profession.
« Nous plaidons auprès des autorités de notre secteur à améliorer nos conditions de travail afin de permettre de bien exercer notre mission », a-t-elle déclaré.
Selon Nénette Kibakaba, les sages-femmes jouent un rôle important dans la prise en charge des femmes et des nouveau-nés, notamment dans la prévention des complications liées à la grossesse et à l’accouchement.
Le SYNASAFCO sollicite également l’implication du gouvernement national pour trouver une solution durable à ces revendications. Le syndicat met en garde contre d’éventuels mouvements de protestation, notamment une grève, si les préoccupations soulevées ne trouvent pas de réponse.
Les sages-femmes demandent par ailleurs la reconnaissance de leurs droits et une meilleure protection dans l’exercice de leur profession, qu’elles considèrent comme exposée à différents risques sanitaires.
À cette occasion, le SYNASAFCO a encouragé les jeunes à s’orienter vers la formation en maïeutique afin d’assurer la relève et de renforcer les effectifs dans les structures sanitaires.
Nkumu Patrick GT
