La rentrée scolaire 2026-2027 a démarré de manière contrastée ce mardi 1er septembre dans la province éducationnelle Kwilu 2, à Kikwit. Si certains établissements ont effectivement repris les activités, plusieurs autres, notamment des écoles publiques, conventionnées catholiques et privées, ont enregistré une faible présence des élèves et des enseignants.
Le constat a été fait par un reporter d’Expressmedias.net au cours d’une ronde effectuée dans plusieurs établissements scolaires de la ville. Dans certaines écoles secondaires visitées, l’ambiance de rentrée est restée loin de l’effervescence généralement observée lors des premières journées de l’année scolaire.
Au Institut technique professionnel de Kikwit (ITPK), le préfet, le révérend père jésuite Albert Kineni, a notamment relevé l’absence d’un véritable engouement des élèves.
« Nous informons la communauté que les cours ont belle-et-bien commencé aujourd'hui dans notre école et Nous invitons les élèves à faire preuve de la discipline pour cette année scolaire, en vue de bien préparer leur avenir », a-t-il déclaré.
Au Lycée Yedisa, une reprise effective
La situation est toutefois différente dans certains établissements. Au Lycée Yedisa, la préfète, la révérende sœur Espérance Kudimbana, a confirmé la présence des élèves et des enseignants dès cette première journée.
« Ici chez nous au lycée Yedisa les élèves et enseignants ont répondu présent ce mardi à cette rentrée scolaire, nous sommes en train de donner les instructions scolaires aux élèves, avant de les remettre à la disposition des enseignants dans les salles de classes », a-t-elle expliqué.
Dans d’autres écoles, en revanche, l’activité est restée particulièrement faible. Le reporter signale notamment une présence très réduite, voire l’absence d’élèves, d’enseignants et de membres du personnel administratif dans certains établissements, parmi lesquels l’Institut Isungu.
Le contexte syndical en toile de fond
Cette rentrée intervient alors que deux associations syndicales d’enseignants avaient, avant le début de l’année scolaire, annoncé un mouvement de grève pour réclamer notamment l’amélioration des conditions de travail et des conditions sociales des professionnels de l’éducation.
À Kikwit, les prochains jours permettront de déterminer si la faible affluence constatée dans plusieurs établissements relève simplement d’un démarrage progressif de l’année scolaire ou si elle est liée, en partie, aux revendications exprimées par les organisations syndicales.
Nkumu Patrick
