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SOCIÉTÉ
Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Mercredi 26 août 2026

Nombre de lectures: 9

L’an 1 : Marie Nyange Ndambo présente le bilan de son action à la tête de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et Développement durable, Marie Nyange Ndambo, a présenté le bilan de sa première année à la tête de ce ministère dans le cadre de l’exercice de redevabilité organisé par le ministère de la Communication et Médias.

Invitée à une émission animée par Oscar Mbal, de la RTNC, et Mamina Masengu, de B-One TV ce mercredi 26 août, la ministre a détaillé les principales réformes engagées ainsi que les actions menées dans les domaines forestier, climatique, environnemental et de valorisation des ressources naturelles.

Au cours de cette première année, Marie Nyange Ndambo affirme avoir inscrit son action dans la vision du Président de la République, axée notamment sur la préservation et la valorisation des forêts ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations congolaises.

Son action s’est articulée autour de plusieurs axes, dont la poursuite des réformes structurelles engagées avant son arrivée au ministère.

Politique forestière et Code forestier

Sur le plan structurel, la ministre indique avoir œuvré à la mise en place des mécanismes de suivi des réformes en cours, notamment la finalisation de la politique forestière et la révision du Code forestier.

La politique forestière fixe les grandes orientations en matière de gouvernance des forêts, tandis que le Code forestier définit les modalités d’exploitation et de gestion de ces ressources.

« Nous avons pu finaliser la politique forestière et le Code forestier est en phase de finalisation. Nous pensons qu’à la session de septembre, ce Code arrivera au niveau du Parlement pour être voté », a expliqué Marie Nyange Ndambo.

Dans le même temps, le ministère a organisé la première Semaine du climat, réunissant les différents acteurs et parties prenantes de la gouvernance forestière.

Cette initiative a notamment abouti à l’élaboration d’une feuille de route présentée à Belém. Selon la ministre, cette démarche a reçu un écho favorable et contribué à renforcer l’image de la RDC sur la scène internationale.

Valorisation des ressources forestières et marché carbone

Le ministère travaille également à la mise en place d’une stratégie destinée à valoriser, certifier et monétiser les ressources forestières de la RDC afin de mobiliser davantage de financements en faveur du développement du pays.

Cette stratégie repose notamment sur deux mécanismes : le registre carbone souverain et les dispositifs MRV, consacrés à la mesure, à la notification et à la vérification des données relatives aux émissions et aux réductions d’émissions.

Pour encadrer juridiquement ce processus, le ministère travaille à la finalisation d’une loi sur le marché carbone.

« Elle a déjà été validée parmi les matières d’habilitation du Gouvernement et nous sommes en phase de finalisation pour que le Président de la République puisse prendre l’ordonnance-loi qui consacrera cette réforme fondamentale et cruciale pour la République », a déclaré la ministre.

La Banque mondiale évalue, selon les données rappelées par la ministre, la valeur des forêts de la RDC à 230 000 milliards de dollars. La mobilisation de ces ressources nécessite toutefois des mécanismes permettant de transformer le potentiel forestier en financements au bénéfice du développement national.

Une part des revenus destinée aux communautés locales

Le Gouvernement entend également associer les communautés rurales à la valorisation des ressources forestières, notamment à travers les paiements pour services environnementaux et les paiements pour services écosystémiques.

Marie Nyange Ndambo indique avoir déjà validé cinq projets consacrés aux paiements pour services environnementaux et quatre autres portant sur les paiements pour services écosystémiques.

Concernant le marché carbone, elle souligne qu’une partie des revenus doit revenir aux communautés locales.

« Pour ces paiements, et surtout le marché carbone, 20 % des bénéfices sont réservés aux communautés locales », a-t-elle souligné, en référence aux mécanismes qu’elle rattache à la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Recyclage des déchets plastiques

La gestion des déchets plastiques figure également parmi les priorités évoquées par la ministre de l’Environnement.

Marie Nyange Ndambo rappelle que la pollution plastique constitue un important facteur de dégradation de l’environnement et indique que le Président de la République a initié la mise en place d’une task force consacrée à cette problématique.

Dans le cadre des réformes engagées, le ministère travaille notamment sur des projets destinés à réduire la présence des déchets plastiques dans les villes et à favoriser leur transformation en ressources économiques.

« Les déchets plastiques, au-delà d’être des déchets, sont aussi des matières premières pour la transformation. On peut en faire beaucoup de choses et j’encourage tous les partenaires qui viennent investir dans la transformation des déchets plastiques ainsi que d’autres déchets solides et liquides », a déclaré la ministre.

Elle affirme que douze projets ont déjà été signés et espère voir des résultats concrets sur le terrain avant la fin de l’année.

Coopération avec le ministère des Mines

La ministre a également insisté sur la collaboration entre son ministère et celui des Mines, particulièrement sur les questions transversales liées à l’exploitation des ressources naturelles et à la protection de l’environnement.

Cette collaboration s’effectue notamment à travers des arrêtés ministériels et interministériels, des commissions interministérielles et mixtes ainsi que des échanges réguliers entre les deux ministères.

Marie Nyange Ndambo cite notamment le projet de loi sur le marché carbone, qui nécessite, selon elle, une concertation avec les acteurs du secteur minier.

« J’ai déjà approché le ministre des Mines pour qu’ensemble nous menions la pédagogie nécessaire afin que tous les acteurs miniers s’alignent et comprennent quel sera l’impact de cette loi sur leurs activités minières », a-t-elle expliqué.

À travers ces différentes actions, la ministre affirme vouloir poursuivre les réformes du secteur environnemental, renforcer la gouvernance forestière et faire des ressources naturelles de la RDC un levier de développement au bénéfice de l’État et des communautés locales.

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Stony Mulumba Sha Mbuyi, Directeur de publication

Publié le Mercredi 26 août 2026

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