Des prestataires ayant participé à la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées d'insecticide dans la zone de santé de Kabinda, en décembre 2025, dénoncent le retard dans le paiement de leurs prestations. Ils affirment que la majorité d'entre eux n'a toujours pas perçu la totalité de sa rémunération, certains n'ayant reçu que 25 à 30 % du montant qui leur est dû.
Selon ces prestataires, une demande d'autorisation d'une marche pacifique avait été introduite auprès de la mairie de Kabinda afin de réclamer le paiement de leurs prestations. Toutefois, cette démarche n'aurait pas obtenu l'autorisation des autorités urbaines.
Ils appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement pour garantir un paiement intégral et équitable de tous les prestataires. Ils rejettent également la poursuite des paiements effectués au compte-gouttes par Mobile Money via le partenaire CEAGF, estimant que cette méthode ne répond pas à leurs attentes. Ils rappellent avoir accompli leur mission au service de la population et demandent le respect des engagements pris à leur égard.
« Nous présentons notre indignation face à la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées de 2025. Jusqu'à ce jour, certains prestataires ne sont toujours pas payés. Nous avons adressé une demande d'autorisation pour organiser une marche pacifique afin de réclamer notre paiement, mais celle-ci ne nous a pas été accordée par la mairie. Nous parlons au nom de tous les prestataires de la zone de santé de Kabinda ayant participé à cette activité », a déclaré Michel Ngwadi à la presse locale, vendredi 24 juillet 2026.
Un autre prestataire déplore également le faible niveau des paiements déjà effectués.
« Depuis décembre 2025 jusqu'à ce jour, nous n'avons reçu que 25 à 30 % de notre rémunération. Les 70 à 75 % restants ne nous ont toujours pas été versés. Nous refusons la poursuite des paiements par Mobile Money avec le partenaire CEAGF, qui procède à des versements au compte-gouttes. Nous demandons aux autorités de s'impliquer afin que nous soyons payés intégralement, car nous avons déjà servi la population », a-t-il déclaré.
Choél Tshimanga
