Un grave accident survenu au bac Kalelu, point stratégique de traversée entre la province de la Lomami et celle du Kasaï-Oriental, provoque une onde de choc politique et humanitaire. La députée provinciale Christelle Keta Katombe a officiellement adressé une question écrite au gouverneur Iron Van Kalombo Musoko afin d’obtenir des explications sur ce drame ayant causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.
Dans sa correspondance datée du mercredi 18 février 2026 et fondée sur les dispositions constitutionnelles ainsi que le règlement intérieur de Assemblée provinciale de Lomami, l’élue de la circonscription de Mwene-Ditu interpelle l’exécutif provincial sur les circonstances exactes de l’accident.
Des zones d’ombre sur le bilan humain et matériel
Au cœur de sa démarche, Christelle Keta Katombe exige un bilan officiel — provisoire ou définitif — du nombre de victimes ainsi que de l’ampleur des dégâts enregistrés. Jusqu’à présent, aucune communication détaillée n’aurait été rendue publique, alimentant inquiétudes et spéculations au sein de la population.
Le bac Kalelu constitue pourtant un axe vital pour les échanges économiques et la mobilité des populations entre les deux provinces. Toute défaillance de ce moyen de transport a donc des conséquences immédiates sur la vie quotidienne des habitants.
Quelles mesures pour prévenir de nouveaux drames ?
La députée provinciale demande également au gouvernement de Lomami de préciser les mesures urgentes prises après l’accident afin d’éviter la répétition de tels incidents. Elle insiste sur la nécessité d’améliorer la sécurité des traversées fluviales, souvent pointées du doigt pour leur vétusté et le manque de contrôle.
Recherche de responsabilités et éventuelles sanctions
Au-delà du bilan et des mesures correctives, l’élue souhaite connaître le niveau d’implication de chaque acteur dans la gestion du bac Kalelu : autorités administratives, services techniques, exploitants ou autres intervenants.
Elle s’interroge aussi sur les sanctions ou dispositions envisagées à l’encontre des personnes dont la responsabilité pourrait être engagée dans ce drame.
Cette interpellation parlementaire place désormais l’exécutif provincial face à l’obligation de transparence, alors que les familles des victimes attendent vérité, justice et mesures concrètes pour sécuriser ce passage fluvial vital.
Choél Tshimanga
