Le lancement, le 1ᵉʳ novembre dernier, des travaux du projet Tshilejelu dans les villes de Kabinda et Mwene-Ditu par le gouverneur Iron Van Kalombo Musoko continue de susciter des réactions au sein de la société civile.
Cinq jours seulement après la cérémonie, la Société Civile Populaire (SCP) s’est exprimée ce mercredi devant la presse locale pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « mise en scène », estimant que l’inauguration manquait de sincérité et de préparation concrète.
« Nous avons vu des Congolais présentés comme responsables des travaux, mais aussitôt après la cérémonie, ils ont disparu. Cinq jours après, rien n’indique que le chantier est prêt à démarrer », a déclaré Pansom Nsomue Kitengie, président de la structure.
Selon lui, il est incompréhensible qu’un projet d’une telle importance, censé matérialiser la vision du Chef de l’État pour la modernisation des infrastructures routières, soit lancé sans engins, matériaux ni main-d’œuvre visible sur le terrain.
La SCP demande ainsi au gouvernement provincial de faire preuve de transparence et de présenter des preuves concrètes de l’avancement réel des travaux, plutôt que de se limiter à des cérémonies symboliques.
Elle appelle enfin la population de Lomami à rester vigilante et à suivre de près l’évolution du projet, afin que le programme Tshilejelu tienne effectivement ses promesses de développement et d’amélioration du réseau routier provincial.
Choél Tshimanga
