De violents affrontements opposant les communautés Bena Matamba et Bena Mukendi ont éclaté vendredi 15 mai dans le territoire de Ngandajika, dans la province de Lomami, précisément dans la zone de Manda Intérieur. Selon plusieurs sources concordantes, le bilan humain et matériel ne cesse de s’alourdir au fil des heures.
D’après le journaliste Junior Peterius Mbaya, des armes à feu auraient été utilisées au cours des affrontements. Plusieurs victimes auraient été atteintes par balles, tandis que de nombreuses habitations ont été incendiées lors des violences.
Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure extrêmement préoccupante. Jusqu’à peu avant la diffusion de cette information, aucun élément des services de sécurité n’aurait été aperçu dans la zone touchée par les affrontements. Le climat de tension observé depuis plusieurs jours a ainsi dégénéré en un véritable chaos.
Le bilan provisoire fait état d’au moins cinq morts et de plus de six blessés graves. Parmi les victimes identifiées figurent Marcel Bukasa wa Tshitenga, touché en pleine poitrine ; Mosco Kalala wa Bodoka, atteint au cou ; Louis Ngandu, abattu en brousse ; ainsi que Célé Mbuyi, membre de la communauté Bena Matamba, également tué en brousse.
Outre les pertes en vies humaines, plus de quatre-vingts habitations auraient été réduites en cendres, aggravant davantage la détresse des populations locales déjà fragilisées par cette crise.
La tragédie est accentuée par l’absence d’une réponse sécuritaire immédiate. Plusieurs habitants s’interrogent notamment sur le retrait des éléments du Groupement Mobile d’Intervention (GMI), qui auraient quitté la zone avant l’escalade des violences.
Face à cette insécurité, de nombreuses familles, principalement des femmes et des enfants, ont fui leurs habitations pour se réfugier dans la brousse, sans assistance humanitaire ni accès aux soins médicaux ou à la nourriture. La situation humanitaire devient de plus en plus alarmante et nécessite une intervention urgente des autorités compétentes afin de rétablir la sécurité et d’apporter une aide aux victimes.
Choél Tshimanga
