La journée « ville morte » décrétée par la coalition de l'opposition C64 ce mercredi 3 juin 2026 n'a pas connu l'adhésion attendue à Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami.
Selon les observations faites sur place, les activités socio-économiques se sont déroulées presque normalement tout au long de la journée. Les établissements scolaires et universitaires ont fonctionné comme à l'accoutumée, accueillant élèves et étudiants dans leurs salles de cours. Les agents et fonctionnaires de l'État ont également rejoint leurs postes de travail aux heures habituelles.
Dans les principaux marchés, boutiques et magasins de la ville, les activités commerciales se sont poursuivies sans perturbation notable. Le transport en commun est resté opérationnel, facilitant les déplacements des habitants à travers la ville.
Interrogés par la presse, plusieurs habitants ont affirmé ne pas avoir adhéré à cet appel de l'opposition. Pour nombre d'entre eux, les préoccupations liées à la survie quotidienne et aux revenus familiaux priment sur les considérations politiques.
Une commerçante rencontrée au marché central a indiqué que la conjoncture économique actuelle ne permet pas à de nombreux ménages de suspendre leurs activités, même pour une seule journée.
Par ailleurs, certains observateurs estiment que cette faible mobilisation s'explique également par le contexte politique local. Kabinda est souvent considérée comme un bastion favorable à la majorité au pouvoir, où l'influence des partis de l'opposition demeure relativement limitée. La plupart des personnalités politiques influentes de la province sont membres ou proches de l'Union sacrée de la Nation, plateforme soutenant le Président de la République.
Ainsi, l'appel à la journée « ville morte » n'a eu qu'un impact très limité dans la capitale provinciale de la Lomami.
Choél Tshimanga
