La Division provinciale de l’Industrie de Lomami a réagi aux dénonciations formulées récemment par le cadre de concertation de la société civile au sujet de l’opération de recouvrement lancée mercredi dernier par ses agents.
Dans une mise au point, le chef de division provinciale de l’Industrie, Robinson Mutondeshi, a rejeté les accusations faisant état d’un recouvrement irrégulier ou parallèle. Il a affirmé que les taxes concernées ne relèvent nullement des compétences de la Direction Générale des Recettes de Lomami (DGRLO), contrairement aux affirmations avancées par certaines organisations citoyennes.
Selon lui, cette opération s’appuie sur les dispositions légales en vigueur, notamment la loi fixant la nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central. Il précise que les recettes actuellement perçues sont exclusivement de la compétence du gouvernement central et ne peuvent, de ce fait, être gérées par une régie financière provinciale.
« Les taxes faisant actuellement l’objet du recouvrement ne relèvent pas des compétences du gouvernement provincial », a déclaré Robinson Mutondeshi, soutenant que les agents déployés sur le terrain exécutent une mission conforme à la loi.
Cette réaction intervient après une sortie médiatique du cadre de concertation de la société civile de Lomami, qui avait dénoncé l’absence de la DGRLO dans les opérations de recouvrement conduites par la Division provinciale de l’Industrie. La société civile évoquait notamment des « recouvrements unilatéraux et parallèles » susceptibles, selon elle, de compromettre la traçabilité des recettes publiques dans la province.
Face à ces critiques, le responsable provincial de l’Industrie regrette des accusations qu’il juge précipitées et formulées sans vérification préalable. Il invite les acteurs de la société civile à se rapprocher des services techniques compétents avant toute prise de position publique, afin d’éviter toute confusion au sein de l’opinion.
Choél Tshimanga
