Convoquée ce jeudi 25 juin devant l'Assemblée provinciale de Lomami pour fournir des éclaircissements sur la gestion des taxes urbaines et les mécanismes de leur recouvrement dans la ville de Kabinda, le maire de la ville, Anne-Marie Tshabu, a fait face à de vives critiques de la part des députés provinciaux.
À la tribune, l'autorité urbaine a expliqué que le fonctionnement de la ville repose essentiellement sur les recettes fiscales et non fiscales prévues par la loi. Tout en reconnaissant l'existence de certaines irrégularités nécessitant des ajustements, elle a défendu la légalité des mécanismes de mobilisation des recettes publiques. Elle a également rappelé que les députés provinciaux, au même titre que tous les citoyens, sont assujettis aux taxes instituées par la loi. Anne-Marie Tshabu a, par ailleurs, indiqué qu'en sa qualité d'autorité nommée par ordonnance présidentielle, elle ne relève pas de l'Assemblée provinciale.
Ces déclarations ont suscité de vives réactions au sein de l'hémicycle. Plusieurs députés ont exprimé leurs préoccupations concernant les pratiques de recouvrement des taxes ainsi que la gestion des barrières de perception, appelant à davantage de transparence, de rigueur et de discipline dans l'administration publique.
À l'issue des échanges, les élus provinciaux ont adopté à l'unanimité une résolution initiée par le député Élie Kasangana Mulunda Kaboza. Cette résolution recommande au gouverneur de la province la suspension du maire de Kabinda ainsi que des bourgmestres des quatre communes de la ville, évoquant une incompétence présumée dans l'exercice de leurs fonctions.
La décision finale revient désormais au gouverneur de la province, qui appréciera les suites à réserver à cette recommandation de l'Assemblée provinciale.
Choél Tshimanga
