Treize combattants issus de différents groupes armés actifs dans la région de Lubero ont volontairement déposé les armes le jeudi 15 janvier 2026. Ils ont officiellement intégré le Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (PDDRCS) au cours d’une cérémonie organisée à Lubero-Centre.
Selon les responsables du PDDRCS, ces ex-combattants provenaient notamment du Mouvement des Combattants pour la Libération du Peuple (MCLP) du général autoproclamé Tumba, du groupe Victimes des massacres dirigé par le général autoproclamé Mamadou, ainsi que du mouvement Kyaghanda, jadis conduit par le défunt Tango Fort. Ces groupes sont régulièrement cités parmi les principaux acteurs de l’insécurité persistante dans certaines zones du territoire de Lubero et dans la ville de Butembo.
La cérémonie s’est déroulée sous la coordination de Katembo Masinda Eric, chef d’antenne du PDDRCS Lubero-Butembo, avec l’encadrement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). À cette occasion, les ex-combattants ont remis plusieurs munitions de guerre, dont des cartouches et une grenade, marquant symboliquement leur renoncement à la lutte armée.
Chaque ancien combattant a reçu un jeton officiel attestant de son adhésion volontaire au processus de désarmement. Ils seront ensuite orientés vers les différentes phases du programme, notamment la prise en charge psychosociale, la formation professionnelle et les mécanismes de réinsertion socioéconomique.
S’exprimant lors de l’événement, Katembo Masinda Eric a salué cette reddition qu’il a qualifiée d’« acte de courage et de responsabilité ». Il a également lancé un appel pressant aux autres porteurs d’armes encore actifs, les exhortant à saisir l’opportunité offerte par le PDDRCS afin d’abandonner la violence et de contribuer au retour de la paix dans leurs communautés.
Cette initiative intervient 48 heures après un appel officiel du PDDRCS à l’endroit des combattants impliqués dans les récents affrontements armés survenus à Malende et Lwamiso, dans la ville de Butembo, ainsi qu’à Kasugho, en territoire de Lubero. Ces violences, impliquant certains groupes armés dits Wazalendo, avaient entraîné des tensions sécuritaires et des déplacements de populations.
Le PDDRCS réaffirme, par ailleurs, sa détermination à intensifier les actions de sensibilisation et d’accompagnement des groupes armés et des communautés affectées, en vue d’une stabilisation durable de l’axe Lubero–Butembo et de la consolidation de la paix dans la province du Nord-Kivu.
Dieumerci Matu Chub
