Huit civils ont été brutalement tués à la machette le mercredi 29 octobre dans le village de Gwado, situé dans le secteur de Bapere, territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu. D’après plusieurs sources locales, l’attaque serait l’œuvre de présumés combattants des ADF-MTN. Plusieurs autres personnes sont également portées disparues à la suite de cette incursion.
Selon les témoignages recueillis sur place, les victimes, toutes des civils, ont été ligotées avant d’être exécutées de manière particulièrement atroce.
Ce drame survient quelques semaines seulement après un autre massacre ayant coûté la vie à plus de 100 personnes à Ntoyo, dans la même région de Mangurejipa.
Malgré les alertes récurrentes de la population sur la présence d’hommes armés dans la zone, aucune mesure préventive significative n’aurait été prise par les autorités compétentes.
Cette situation suscite une vive inquiétude sur la capacité de l'appareil sécuritaire à protéger les communautés locales.
Claude Musavuli Mayanga, défenseur des droits humains, a condamné ce qu’il qualifie d’inaction persistante des autorités :
« La population est épuisée par ces violences. Il est urgent de revoir la chaîne de commandement pour rétablir la sécurité. »
Face à cette nouvelle flambée de violence, de nombreux habitants ont été contraints de fuir leurs villages vers des zones jugées plus sûres, accentuant une crise humanitaire déjà préoccupante dans l’est de la RDC.
Dieumerci Matu Chub
