Le procès en flagrance contre quatre prévenus, dont trois magistrats de la Cour d’appel de Kalemie (Zatoko, Asanga et Mbele), a débuté le vendredi 23 janvier 2025 à la Cour d’appel du Haut-Katanga, à Lubumbashi. Ces prévenus sont poursuivis pour des faits présumés de corruption.
Lors de cette première audience publique en procédure de flagrance, la Cour d’appel du Haut-Katanga, siégeant en matière répressive au premier degré, a procédé à l’identification des prévenus. À cette occasion, le ministère public a reproché aux magistrats concernés d’avoir rendu un arrêt jugé insuffisamment coercitif au regard des prescrits de la loi. Cette affaire tire son origine d’un procès en flagrance tenu en décembre 2025 à Kalemie, dans la province du Tanganyika, contre Kafwimbi Kiwele, un commerçant local poursuivi pour tentative de viol sur sa belle-fille, épouse de son fils.
Après un acquittement prononcé en première instance, la Cour d’appel de Kalemie, statuant au second degré, avait condamné Kafwimbi Kiwele à six mois de servitude pénale, assortis d’une assignation à résidence surveillée à son domicile. Une décision que le ministère public conteste fermement, estimant qu’elle serait entachée d’actes de corruption.
En attendant l’arrêt de la Cour, les prévenus Asanga, Zatoko et Mbele, respectivement président de chambre à la Cour d’appel de Kalemie et deux assesseurs, sont placés sous mandat d’arrêt provisoire. L’audience est présidée par le président Moïse Amadi, tandis que le ministère public est représenté par l’avocat général Matthieu Mambu. Dans cette vidéo, ce dernier revient en détail sur les faits de corruption présumés ayant, selon le parquet, entaché cet arrêt.
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