Dans la ville de Lubumbashi, les stations-service fleurissent chaque jour comme des champignons. Du centre-ville aux quartiers périphériques, elles s’installent presque à chaque coin de rue. Au quartier Bel-Air, par exemple, il est difficile de parcourir 500 mètres sans en croiser une.
Sur l’avenue des Plaines, plusieurs stations-service ont récemment ouvert leurs portes. À l’arrêt éponyme, deux d’entre elles se font face : à gauche, la station Petroleum ; à droite, celle de l’entreprise de transport Mulykap. Au centre-ville, sur la place 24h, près du tunnel Bel-Air, la même scène se reproduit. Sur le boulevard Félix Tshisekedi, anciennement chaussée de Kasenga, près de dix stations appartenant à différentes entreprises se succèdent le long de la voie.
Cette prolifération, notamment dans des zones résidentielles, représente un risque constant d’incendie. Selon un constat réalisé par Express Média, plusieurs sinistres survenus ces derniers jours dans la ville cuprifère ont éclaté dans des stations-service ou des magasins. Le cas le plus récent concerne la station PMJ, située à l’arrêt de bus « 5 Paillotes », sur le boulevard Katuba, dans la commune de Kamalondo. Elle a pris feu à la suite d’une mauvaise manipulation lors du ravitaillement en carburant par un camion-citerne.
Cet incident a causé d’importants dégâts matériels, dont quatre véhicules entièrement calcinés. D’après le service anti-incendie de la mairie, l’entreprise touchée ne disposait pas des moyens nécessaires pour maîtriser un feu aussi violent et dévastateur. Ce drame relance le débat sur la gestion des risques par les stations-service et sur la persistance de la menace d’incendies dans ce secteur sensible.
P. Mubiayi MBY
