Une scène d’horreur s’est déroulée dans le quartier Gécamines, laissant toute la ville sous le choc. Gauthier Mbunda, ancien volleyeur du club Negrita et joueur vétéran du club Le Champion, a été assassiné par son propre fils dans des circonstances d’une violence inouïe.
Selon les premiers témoignages, le drame se serait produit dans la nuit du lundi au mardi 04 novembre. Le fils, joueur du club ECOVO de Lubumbashi, aurait crevé les yeux de son père avant de le ligoter et de l’abandonner dans sa maison. Le corps sans vie de Gauthier Mbunda a été découvert dans une scène macabre qui a bouleversé les habitants du quartier.
« C’est inimaginable. On ne comprend pas ce qui a pu pousser un fils à commettre une telle atrocité », confie un voisin encore sous le choc.
La justice populaire s’en mêle
Après avoir pris la fuite, le présumé meurtrier a été rattrapé par des habitants du quartier. Pris de colère, ils l’ont violemment tabassé jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ce lynchage, bien que révélateur d’une profonde indignation, soulève des questions sur la montée de la justice populaire et l’absence d’intervention rapide des forces de l’ordre.
Le drame touche également le monde du sport local. Gauthier Mbunda était une figure respectée du volley-ball à Lubumbashi. Son fils, également volleyeur, évoluait au sein du club ECOVO. Ce double décès tragique laisse un vide dans la communauté sportive, qui peine à comprendre comment une telle violence a pu naître au sein d’une même famille.
Ce drame familial, aussi brutal qu’incompréhensible, laisse derrière lui une communauté meurtrie et des questions sans réponses. Lubumbashi pleure deux vies perdues dans un tourbillon de violence, et appelle à une introspection collective sur les fractures invisibles qui traversent nos foyers.
Roger Amani
