Face à la montée de l’insécurité au sein du Camp militaire Major Vangu, le général Eddy Kapend, commandant de la 22ᵉ région militaire des FARDC, a annoncé ce lundi 22 décembre le lancement d’une vaste opération d’identification de tous les militaires et de leurs familles résidant dans cette emprise stratégique de Lubumbashi.
Cette décision intervient deux semaines après l’assassinat de deux femmes dans le camp, un double homicide qui a profondément choqué les habitants et mis en lumière les failles sécuritaires internes. Lors de la parade de fin d’année, le général Kapend a exprimé sa ferme volonté de restaurer l’ordre et de mettre fin à l’impunité.
L’opération annoncée prévoit un contrôle maison par maison, visant à établir un état des lieux précis des effectifs militaires et des personnes vivant dans le camp. Elle concernera non seulement les soldats, mais aussi leurs épouses et enfants. Le général a été clair: toute personne ne disposant pas du statut de militaire devra quitter les lieux sans délai. En cas de refus, des mesures coercitives, y compris des arrestations, seront engagées.
Il a également souligné que les enfants de militaires âgés de plus de 18 ans ne sont plus autorisés à résider dans le camp, conformément aux règlements militaires en vigueur. Cette mesure vise à limiter les risques d’infiltration et à mieux contrôler les allées et venues dans cette zone sensible.
Une population en attente de résultats
Dans les rues de Lubumbashi, les réactions oscillent entre espoir et scepticisme. « C’est une bonne chose, mais il faut que ce soit appliqué jusqu’au bout », confie un habitant du quartier Bongonga. D’autres appellent à étendre ce type d’initiatives à d’autres camps militaires de la ville, également confrontés à des problèmes similaires.
Alors que les fêtes de fin d’année approchent, les autorités militaires semblent déterminées à reprendre le contrôle de leurs installations. Le général Kapend, figure emblématique de l’armée congolaise, entend bien faire du Camp Major Vangu un exemple de discipline retrouvée.
Roger AMANI
