La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), coordination territoriale de Luilu (province de Lomami), monte au créneau, vendredi 3 octobre, pour dénoncer les pratiques de recouvrement forcé menées par les agents de la Direction générale des recettes de Lomami (DGRLO), qu'elle qualifie de « tracasseries » et d’abus.
Selon Alphonse Bukasa, coordonnateur de la NSCC à Luilu, les motards sont les principales victimes de cette opération de recouvrement. Il affirme que les agents recouvreurs de la DGRLO opèrent de manière irrégulière et sans respect des procédures et des jours de travail légaux.
M. Bukasa déplore que les opérations aient lieu dans les quartiers à toute heure, y compris les dimanches et jours fériés, ignorant ainsi les horaires officiels de travail et les jours chômés.
« Nous déplorons ces actes. Que les autorités compétentes puissent examiner de près cette situation », a-t-il déclaré à la presse locale ce vendredi, appelant à une intervention rapide pour mettre fin à ces pratiques.
Appel au respect des droits et des procédures
La NSCC de Luilu insiste sur le fait que tout contribuable est tenu de s’acquitter de ses obligations fiscales, reconnaissant la nécessité du recouvrement. Cependant, elle exige que celui-ci soit mené dans le respect des droits et des procédures établies, notamment en ce qui concerne le respect des jours chômés par l’antenne locale de la DGRLO.
Cette dénonciation intervient alors que la Direction Générale des Recettes de Lomami a lancé une vaste opération de recouvrement forcé à travers toute la province, visant à maximiser les recettes locales. La société civile locale demande que l'efficacité de cette opération n'entrave pas le respect des citoyens.
Choél Tshimanga
