Au moins 182 personnes sont désormais sans abri au village Mokele, dans le territoire de Bolobo, province du Maï-Ndombe, après l’effondrement de 45 maisons à la suite de fortes pluies survenues lundi 5 octobre 2026. Le sinistre a également affecté plusieurs infrastructures sociales, notamment une école et le centre de santé du village voisin de Nsamwale, faisant craindre une aggravation de la situation des familles touchées.
Des femmes et des enfants figurent parmi les principales victimes de cette catastrophe. Plusieurs ménages ont perdu leur habitation et se retrouvent contraints de passer la nuit dans des conditions précaires, alors que les précipitations devraient se poursuivre avec le début de la saison des pluies.
La situation suscite l’inquiétude des acteurs locaux de la société civile. Le défenseur des droits humains, Me Eric Bentobwi, alerte sur les risques auxquels sont exposées les familles sinistrées, notamment celles qui ne disposent plus d’un abri pour se protéger contre les intempéries.
« Avec les fortes précipitations que nous connaissons, les gens risquent d’être en insécurité sur le plan social », a-t-il déclaré, appelant les autorités à prendre des mesures urgentes pour mettre les familles affectées à l’abri.
Selon lui, la vulnérabilité des femmes et des enfants nécessite une attention particulière. Il plaide pour une intervention rapide des autorités compétentes afin de fournir aux sinistrés des abris, des vivres et une assistance adaptée à leurs besoins immédiats.
Au-delà des habitations détruites, l’effondrement d’infrastructures sociales risque également de perturber l’accès aux services essentiels dans cette partie du territoire de Bolobo. La situation appelle ainsi à une réponse rapide pour limiter les conséquences de la catastrophe sur les populations concernées.
En attendant une éventuelle assistance des autorités, les familles sinistrées restent confrontées à des conditions de vie difficiles et à l’incertitude liée à la poursuite des pluies.
Emery Poya
