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CULTURE
Emery Poya, [ Kwango]

Publié le Lundi 22 juin 2026

Nombre de lectures: 93

Maï-Ndombe : cinq tonnes de poissons d’aquaculture bientôt mises sur le marché à Inongo

Face à la pénurie de poissons observée ces derniers mois dans la province du Maï-Ndombe, le gouvernement provincial annonce la commercialisation prochaine d’un premier lot de cinq tonnes de poissons issus de l’aquaculture. Cette initiative vise à renforcer la sécurité alimentaire, réduire la pression sur les ressources halieutiques naturelles et promouvoir une alternative durable à la pêche traditionnelle.

Le gouvernement provincial du Maï-Ndombe a annoncé, le 21 juin 2026, la mise prochaine sur le marché d’un premier lot de cinq tonnes de poissons produits localement grâce à un programme d’aquaculture développé dans la province. Cette production sera commercialisée à Inongo, chef-lieu provincial, dans le cadre des efforts visant à lutter contre la raréfaction du poisson sur les marchés locaux.

Selon les autorités provinciales, la diminution progressive des ressources halieutiques est principalement liée à l’utilisation de techniques de pêche prohibées, notamment les moustiquaires utilisées comme filets de pêche. Cette pratique favorise la destruction des alevins et accélère la disparition de plusieurs espèces dans les rivières ainsi que dans le lac Maï-Ndombe.

Pour inverser cette tendance, le gouvernement provincial a mis en œuvre un programme d’élevage piscicole basé sur l’insémination artificielle. Les premières espèces élevées sont le tilapia et le clarias, communément appelé « Ngolo », deux variétés particulièrement appréciées par les populations locales.

Le gouverneur du Maï-Ndombe, Lebon Nkoso Kevani, s’est réjoui des résultats obtenus et a annoncé l’extension progressive de cette expérience à l’ensemble des territoires de la province.

« Nous avons commencé par la construction d'une écloserie. On a fait appel aux spécialistes pour l'insémination artificielle des poissons, ce qui a produit des alevins. Pour le premier lot qui sera mis sur le marché, cela va avoisiner cinq tonnes. Le clarias, communément appelé Ngolo, et le tilapia sont les espèces les plus avancées. Nous avons initié ce projet parce que nos rivières ne sont plus poissonneuses à cause de l'utilisation des filets interdits. Là, nous avons déjà réussi ; ce qui reste à faire, c'est de l'étendre dans les territoires », a déclaré le gouverneur.

Cette première récolte marque une étape importante dans la relance du secteur halieutique du Maï-Ndombe. Les autorités provinciales espèrent que le développement de l’aquaculture contribuera non seulement à assurer un approvisionnement régulier en poissons sur les marchés locaux, mais aussi à préserver les écosystèmes aquatiques fortement affectés par la surexploitation.

Avec ses nombreuses rivières et le lac Maï-Ndombe, l’un des plus vastes plans d’eau de la République démocratique du Congo, la province dispose d’un important potentiel halieutique. À travers ce projet, le gouvernement entend faire de l’aquaculture un levier stratégique pour la sécurité alimentaire et le développement économique local.

Emery Poya

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Emery Poya, [ Kwango]

Publié le Lundi 22 juin 2026

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