Les peuples autochtones ont mis en valeur leur pharmacopée traditionnelle et présenté plusieurs de leurs pratiques culturelles, mercredi 16 septembre 2026 à Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe.
L’activité s’est tenue dans le cadre de la deuxième journée de célébration de la Journée internationale des peuples autochtones pygmées (JIPA).
Organisée dans la salle Sœur Immaculée Conception, la rencontre a notamment été marquée par une exposition de produits issus de la pharmacopée traditionnelle. Les participants ont également assisté à une démonstration de pratiques culturelles, notamment à travers une danse folklorique.
La cérémonie a réuni les représentants du gouverneur de province, des autorités politico-administratives, une délégation du ministère de l’Environnement venue de Kinshasa, ainsi que des membres de l’UC-PIF, du CN-REDD, des confessions religieuses et de la société civile.
Avant l’exposition de la pharmacopée traditionnelle, conduite par le point focal de l’UC-PIF en collaboration avec l’équipe du réseau des peuples autochtones, le représentant du gouverneur du Maï-Ndombe a rappelé l’importance de la loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées, initiée sous le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la cohabitation entre les communautés bantoues et les peuples autochtones, afin de favoriser le respect des droits et une coexistence harmonieuse entre les différentes communautés.
L’activité a été organisée par le Réseau des peuples autochtones et locaux pour la gestion durable des écosystèmes forestiers (REPALEF), avec l’appui de l’UC-PIF, dans le cadre du Programme de Réduction des Émissions et du contrat d’achat-vente des crédits carbone.
La rencontre a également permis de mettre en lumière les savoirs endogènes ainsi que plusieurs initiatives communautaires développées en faveur des peuples autochtones dans la province.
Des témoignages de membres des communautés autochtones ont été recueillis au cours de la cérémonie. Une projection d’images a par ailleurs présenté plusieurs réalisations du REPALEF menées depuis plus d’une décennie au Maï-Ndombe, notamment dans les domaines de la valorisation culturelle, de la promotion des droits des peuples autochtones et de la cohabitation entre les communautés.
Cette deuxième journée de la JIPA a ainsi constitué un cadre de valorisation des savoirs traditionnels, des pratiques culturelles et des initiatives communautaires des peuples autochtones dans la province du Maï-Ndombe.
Emery Poya
