Dans la province de Maï-Ndombe, la gestion du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145 T) est au centre de nouvelles tensions administratives. Le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États Fragiles (CEFEF), Alain Lungungu Kisoso, a été suspendu de ses fonctions à la suite de graves accusations liées à la gestion des fonds publics.
Selon un arrêté du ministère des Finances signé le 13 avril 2026 à Kinshasa, dont Expressmédias.net a consulté le contenu, il est reproché à l’intéressé des présumés détournements de deniers publics, une mauvaise gestion des ressources ainsi que des conflits d’intérêts liés notamment au groupement ASCAT-SPPE. Des soupçons de sabotage du programme sont également évoqués, dans un contexte où plusieurs projets peinent à avancer sur le terrain.
Cette décision fait suite à des dénonciations formulées par Maître Michel Bakajik, qui affirme avoir alerté les autorités sur des irrégularités dans l’exécution des marchés publics liés au programme.
L’arrêté précise par ailleurs que cette suspension ouvre la voie à une procédure disciplinaire dans les délais légaux. Durant cette période, l’intérim sera assuré par la coordonnatrice nationale adjointe.
Cette mesure intervient alors que le PDL-145 T, programme phare du gouvernement, est censé améliorer les infrastructures de base et les conditions de vie des populations dans les territoires concernés.
Emery Poya
