Le gouvernement provincial du Maï-Ndombe annonce le rétablissement progressif de la sécurité dans le territoire de Kiri, après des violences intercommunautaires ayant opposé des habitants de Baambe et Baambe Yelale. Le bilan officiel fait état d’une personne portée disparue et de plusieurs maisons incendiées. Les autorités promettent un retour sécurisé des populations déplacées.
La situation sécuritaire serait désormais sous contrôle dans le territoire de Kiri, selon l’exécutif provincial du Maï-Ndombe. Dans une mise au point rendue publique après la diffusion de plusieurs bilans non confirmés sur les réseaux sociaux, le gouverneur Lebon Nkoso Kevani affirme qu’une seule personne est portée disparue à la suite des violences enregistrées dans le village de Baambe Yelale.
D’après les autorités provinciales, les affrontements ont éclaté après une série de tensions liées à une intervention d’un chef coutumier d’Ibeke Yonkoso, qui aurait voulu faciliter l’installation d’un commandant de la Police nationale congolaise (PNC) dans le village de Baambe. Cette initiative aurait provoqué des contestations au sein de la population locale.
Le gouverneur explique que la situation se serait davantage dégradée après des accusations portées contre des habitants d’un village voisin, soupçonnés d’être impliqués dans la mort récente d’un jeune de la localité. Ces accusations auraient entraîné une réaction violente de certains habitants de Baambe contre le village de Baambe Yelale.
Face à cette escalade, une équipe sécuritaire a été dépêchée sur place mardi 4 août 2026 afin de rétablir l’ordre, sécuriser les populations et interpeller les personnes impliquées dans ces violences.
Le gouvernement provincial assure que des dispositions sont prises pour permettre le retour progressif et sécurisé des habitants déplacés, tout en appelant les communautés concernées au calme et au dialogue.
Les autorités rappellent par ailleurs que les populations de Baambe Yelale sont originaires du territoire de Bikoro, dans la province de l’Équateur, où elles se sont installées au Maï-Ndombe depuis plusieurs décennies.
Emery Poya
