Vingt détenus ont été remis en liberté ce vendredi 3 octobre 2026 à la prison centrale de Kindu, dans la province du Maniema, à la suite d’une mesure prise par le procureur général près la Cour d’appel. Cette décision vise à contribuer au désengorgement de cet établissement pénitentiaire confronté à une forte surpopulation.
Selon les informations disponibles, les personnes concernées étaient poursuivies pour des faits considérés comme mineurs, notamment des abus de confiance et d’autres infractions ne nécessitant pas, au regard de leurs dossiers, une longue période de détention préventive.
La remise en liberté reste toutefois assortie de certaines obligations. Les bénéficiaires doivent notamment répondre aux convocations de la justice et se présenter devant les autorités judiciaires chaque fois qu’ils y seront requis.
La prison centrale de Kindu fait face à une importante pression démographique. L’établissement compterait plus de 500 détenus pour une capacité d’accueil estimée à 250 places, soit un taux d’occupation dépassant 200 %. Cette situation contribue à la dégradation des conditions de détention et accroît les risques sanitaires au sein de la maison carcérale.
La mesure de libération vise ainsi à réduire la pression exercée sur les infrastructures pénitentiaires et à améliorer les conditions de détention des personnes qui restent incarcérées.
Les autorités judiciaires présentent cette initiative comme une mesure respectueuse des droits des détenus, limitée aux dossiers concernés par des infractions mineures. Elles soulignent également la nécessité de renforcer les infrastructures pénitentiaires dans la province, notamment à travers la construction d’un établissement moderne capable de répondre aux besoins carcéraux du Maniema.
Alphonse Ketambie Bro Wilson
