Une semaine après la date officielle du 1er septembre 2026, les établissements scolaires de Kibombo, dans la province du Maniema, restent fermés. La rentrée scolaire 2026-2027 n’a toujours pas effectivement débuté dans ce territoire, laissant de nombreux élèves et parents dans l’attente.
Selon Edongo Mulenda Jonathan, permanent territorial du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) à Kibombo, aucune sous-division du territoire n’a échappé au mouvement de grève. Cette situation entraîne une paralysie des activités scolaires depuis le début de l’année.
Le mouvement fait suite au mot d’ordre de grève lancé au niveau national par le SYECO. Dans une correspondance datée du 26 août 2026, le syndicat a appelé les enseignants à suspendre les cours jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Parmi les principales exigences figurent la revalorisation du salaire des enseignants à au moins 500 dollars américains ou son équivalent en francs congolais, le paiement des arriérés de salaires, dont certains remonteraient à plusieurs mois, ainsi qu’une meilleure prise en charge des enseignants retraités.
Le SYECO réclame également des mesures pour améliorer la régularité des paiements des salaires et l’extension des services de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP) aux zones rurales et aux territoires enclavés.
À Kibombo, le syndicat affirme maintenir son mouvement jusqu’à l’obtention de réponses jugées satisfaisantes de la part du gouvernement.
En attendant, parents et élèves restent confrontés aux conséquences de cette paralysie. Alors que la deuxième semaine de l’année scolaire débute, la reprise effective des cours demeure incertaine dans plusieurs établissements du territoire.
Alphonse Ketambie Bro Wilson
