Dans une lettre datée du 09 janvier 2026, le mouvement citoyen LUCHA (Lutte pour le Changement), section de Matadi, demande le départ immédiat du maire sortant Dominique Nkodia Mbete, accusé de plusieurs défaillances dans sa gestion de la ville.
La LUCHA reproche au maire trois points majeurs :
1. Absence de politique environnementale : Après 3 ans de mandat, la ville est jugée encore plus sale. Les poubelles publiques sont inexistantes, les caniveaux bouchés, augmentant les risques d’inondation.
2. Incapacité à réhabiliter l’éclairage public : La population est exposée à l’insécurité nocturne. Plusieurs routes, comme Camp Banana et la route Kimbanguiste, sont complètement délaissées.
3. Inaction face à l’insécurité : Aucun plan préventif n’a été mis en œuvre pour faire face à l’insécurité croissante qui touche toutes les couches sociales.
Le mouvement dénonce également le refus du maire d’assumer ses responsabilités, rejetant systématiquement la faute sur le gouvernement provincial.
Appel à l’action
Les militants estiment que l’interdiction de leur manifestation constitue une violation flagrante de l’article 26 de la Constitution, qui garantit le droit de manifester pacifiquement. Ils dénoncent également l’usage abusif de l’autorité provinciale pour empêcher l’expression citoyenne.
Une exigence de redevabilité
À travers cette lettre, la LUCHA réclame des explications claires sur les motivations de cette interdiction, tout en rappelant aux autorités leur obligation de respecter les libertés fondamentales et de protéger les droits civiques.
Ce geste s’inscrit dans une démarche de redevabilité, dans un contexte où plusieurs mouvements citoyens en RDC dénoncent régulièrement les restrictions des libertés publiques et les abus d’autorité.
L’affaire pourrait relancer le débat sur la gestion des libertés publiques au niveau provincial, et sur la place des mouvements citoyens dans la vie démocratique congolaise.
