Lors de la 60e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, a présenté un rapport alarmant sur la situation des droits humains dans le pays. Elle a appelé à une mobilisation internationale pour faire face à la crise.
Bintou Keita a exprimé sa vive inquiétude face à la recrudescence de la violence dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Elle a dénoncé des exécutions sommaires attribuées au M23/RDF et a souligné l'escalade des attaques des ADF, qui ont fait 152 victimes civiles en juillet et août 2025, dont de nombreuses femmes et enfants.
La Représentante spéciale a également mis en lumière l'ampleur de la crise humanitaire, avec plus de 8 millions de personnes déplacées vivant dans des conditions précaires.
Elle a souligné que l'insécurité et le manque de ressources limitent l'accès à l'aide humanitaire. La situation des victimes de violences sexuelles est jugée "particulièrement préoccupante".
Malgré ces défis, la MONUSCO continue de protéger les civils en renforçant ses patrouilles, en facilitant le retour des déplacés et en offrant refuge dans ses bases. La mission soutient également les défenseurs des droits humains et les journalistes menacés.
Bintou Keita a conclu son allocution en exhortant toutes les parties à respecter leurs engagements de paix et en alertant sur les conséquences de la crise financière qui limite les opérations de l'ONU en RDC.
Dénis Ngalamulume